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ArticleÉnergie & VitalitéLecture 13 min· 12 sources citées

Appauvrissement des sols et alimentation : votre assiette couvre-t-elle encore vos besoins ?

Appauvrissement des sols et alimentation : votre assiette couvre-t-elle encore vos besoins ?

Vous remplissez votre panier de légumes de saison. Vous cuisinez maison, vous variez les couleurs, vous limitez les produits industriels. Et malgré cette attention, une question circule, dans les conversations comme dans la presse : nos aliments contiennent-ils encore ce qu'ils contenaient il y a deux générations ?

Cette question mérite mieux qu'une réponse en forme de slogan. Voici ce que mesurent les instituts français et européens, ce que ces mesures autorisent à conclure, et ce qu'elles ne disent pas.

La vraie question n'est pas ce que vous mangez, mais ce que contient ce que vous mangez.

Vous mangez mieux qu'avant, et pourtant la question revient

Jamais l'accès à une alimentation variée n'a été aussi large. Les repères nutritionnels circulent, les étiquettes se lisent, les marchés de producteurs se remplissent. Beaucoup de lecteurs décrivent pourtant des fins de journée plus lourdes qu'avant, une baisse de vitalité qu'aucun changement d'habitude n'explique vraiment.

Pour sortir de l'impression, il existe des outils de mesure. L'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) tient une table de composition nutritionnelle, la table Ciqual, qui recense les teneurs en vitamines et minéraux des aliments consommés en France [12]. L'EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) publie de son côté les valeurs de référence européennes qui servent de repères d'apport [9].

Deux outils, donc, et une méthode : comparer ce que contiennent les aliments avec ce dont votre organisme a besoin.

Ce que contenait une pomme il y a soixante-dix ans

Comparer 1950 et aujourd'hui suppose des données, pas des souvenirs. Une équipe de l'université du Texas à Austin s'est penchée sur les tables de composition américaines et a comparé 43 cultures maraîchères entre 1950 et 1999 [5]. Les variations médianes qu'elle a relevées :

  • Protéines : -6 %
  • Calcium : -16 %
  • Phosphore : -9 %
  • Fer : -15 %
  • Riboflavine (vitamine B2) : -38 %
  • Vitamine C : -20 %

Ces chiffres portent sur des données américaines, et les auteurs eux-mêmes appellent à la prudence : une partie des écarts vient des méthodes d'analyse, qui ont changé en cinquante ans. Le sens général de la variation, lui, reste orienté à la baisse.

Volume et densité, deux choses différentes

Un légume plus gros n'apporte pas plus de minéraux. Il apporte plus d'eau et plus de fibres, réparties autour de la même quantité de matière minérale. Imaginez un verre rempli à ras bord d'un jus plus dilué qu'autrefois : le volume rassure, la concentration a bougé.

Cette distinction entre volume et densité nutritionnelle structure toute la suite de l'article. Les chercheurs qui ont analysé les 43 cultures évoquent d'ailleurs un compromis entre rendement et teneur en nutriments [5]. Anthony Fardet, chercheur à l'INRAE (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement), aborde la même idée par un autre angle : la structure interne de l'aliment compte autant que sa composition sur le papier [11].

Le saviez-vous ?

Une teneur affichée n'est pas une teneur absorbée. Le fer d'un steak et le fer d'une lentille se présentent sous deux formes chimiques différentes, et votre intestin ne les accueille pas de la même façon. C'est ce qu'on appelle la biodisponibilité.

Sous vos pieds, une usine vivante qui s'essouffle

Vous imaginez sans doute le sol comme un support neutre, une sorte d'éponge minérale qui tient les racines. Les microbiologistes le décrivent autrement : un milieu peuplé, où bactéries, champignons et vers de terre travaillent en continu.

Claude et Lydia Bourguignon, fondateurs du LAMS (Laboratoire d'analyses microbiologiques des sols), ont consacré leur carrière à cette vie souterraine et à son rôle dans la fertilité durable des terres cultivées [10]. Leur constat tient en une image simple.

Le sol ne porte pas la plante. Il la nourrit.

Le sol digère avant que la plante ne se serve

Une racine n'aspire pas des minéraux bruts. Elle récupère des éléments déjà rendus assimilables par l'activité biologique du sol, un peu comme votre estomac prépare vos repas avant que votre intestin n'en récupère quoi que ce soit. Retirez cette activité, et la matière première reste présente sans devenir disponible.

Trois fonctions du sol vivant méritent d'être retenues :

  • La structure : les galeries et les agrégats laissent circuler l'air et l'eau jusqu'aux racines.
  • La réserve : la matière organique retient l'eau et les éléments nutritifs entre deux pluies.
  • La mise à disposition : les micro-organismes transforment les minéraux en formes que la plante récupère.

L'INRAE recense les menaces qui pèsent sur ces fonctions : perte de matière organique, érosion, pollutions, imperméabilisation des surfaces [3].

Ce que mesurent les instituts européens

Les ordres de grandeur existent, et ils viennent d'organismes publics.

Dans sa stratégie pour les sols à l'horizon 2030, la Commission européenne estime que 60 à 70 % des sols de l'Union se trouvent en mauvais état de santé, sous l'effet de l'érosion ou du recul de la matière organique [2]. L'INRAE situe la proportion de sols dégradés entre un et deux tiers, en Europe comme dans le monde [3].

En France, le suivi s'appuie sur le Gis Sol (Groupement d'intérêt scientifique sur les sols), qui a publié en 2011 un état des lieux des teneurs en matière organique et en phosphore assimilable des sols agricoles [1]. Le RMQS (Réseau de mesures de la qualité des sols) complète ce travail par un suivi dans la durée : entre les campagnes 2000-2004 et 2005-2009, la teneur en carbone organique a reculé dans 4 % des cantons de France métropolitaine et progressé dans 8,5 % d'entre eux [4].

Le saviez-vous ?

Le RMQS repose sur plus de 2 200 points de mesure répartis sur le territoire, revisités campagne après campagne. Les mêmes parcelles, les mêmes profondeurs, les mêmes protocoles : c'est cette régularité qui rend les comparaisons possibles.

Rendement, sélection variétale et effet de dilution

Le sol n'est pas le seul acteur. Depuis soixante-dix ans, la sélection variétale a poursuivi des objectifs précis : produire davantage, résister aux ravageurs, supporter le transport, tenir en rayon. La densité en minéraux ne figurait pas dans le cahier des charges.

Les auteurs de l'étude sur les 43 cultures avancent d'ailleurs cette explication comme la plus probable pour les baisses qu'ils ont relevées [5]. Une plante qui grossit vite ne charge pas ses tissus en minéraux au même rythme.

On a demandé aux plantes de grossir vite. Elles ont obéi.

Entre le champ et votre assiette, d'autres pertes s'accumulent

Le sol expliquerait tout, ce serait commode. La réalité du parcours d'un légume ajoute plusieurs étapes, et chacune coûte quelque chose.

Cueilli vert, mûri en camion

Un fruit récolté avant maturité n'a pas terminé sa charge en vitamines. Il continue de mûrir en chambre froide ou en transport, il change de couleur et de texture, mais sa composition ne rattrape pas ce qui se serait joué sur l'arbre. Vous connaissez déjà le résultat : la tomate de janvier, ferme, régulière, muette en bouche.

Quatre étapes se succèdent avant votre planche à découper :

  • La récolte, souvent avancée pour tenir le transport.
  • Le trajet, parfois long, avec lumière et variations de température.
  • Le stockage, où les vitamines hydrosolubles se dégradent lentement.
  • L'attente en rayon, puis dans votre réfrigérateur.

La transformation modifie la matrice

Un aliment entier fonctionne comme une éponge : ses fibres, ses graisses et sa structure retiennent les micronutriments et ralentissent leur libération. Le raffinage essore cette éponge. Anthony Fardet a documenté ce phénomène sous le nom de matrice alimentaire : à composition affichée comparable, deux aliments de structures différentes ne se comportent pas de la même façon [11].

Le saviez-vous ?

Le raffinage du blé retire le son et le germe, deux parties qui concentrent la majorité du magnésium, des vitamines du groupe B et des fibres du grain. Reste l'amande centrale, riche en amidon.

Où en sont les Français ? Ce que montrent les grandes enquêtes nationales

Passons du champ au corps. Savoir que les sols se dégradent ne vous renseigne pas sur votre situation. Les enquêtes nationales, elles, apportent des repères de population.

Le magnésium, chef d'orchestre discret

Vous ressentez peut-être des paupières qui tressaillent en fin de semaine chargée, des muscles qui restent contractés le soir, un endormissement moins franc qu'avant. Le magnésium accompagne des centaines de réactions enzymatiques et participe au fonctionnement musculaire et nerveux normal [8].

L'étude SU.VI.MAX (Supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants) a suivi les apports de 5 778 adultes français sur une année complète, à raison de six enregistrements de vingt-quatre heures [6]. Résultat :

  • 77 % des femmes et 72 % des hommes se situaient sous les apports conseillés.
  • 23 % des femmes et 18 % des hommes recevaient moins des deux tiers de ces apports.

L'ANSES retient aujourd'hui un apport satisfaisant de 380 mg par jour chez l'homme adulte et de 300 mg chez la femme adulte [8].

Vitamine D, fer, iode, vitamine B9

L'agence sanitaire française a identifié quatre nutriments dont la couverture reste un enjeu de santé publique : le fer, la vitamine B9, l'iode et la vitamine D [8].

Le cas de la vitamine D illustre bien le décalage. L'étude INCA 3 (Étude individuelle nationale des consommations alimentaires), menée par l'ANSES auprès de 5 855 participants en 2014-2015, situe l'apport alimentaire moyen à 3,1 microgrammes par jour chez les adultes de 18 à 79 ans [7]. La référence d'apport retenue par l'agence se situe à 15 microgrammes [8]. L'écart ne se comble pas par l'assiette seule : la synthèse cutanée sous l'effet du soleil fournit la plus grande part du reste.

En 2021, l'ANSES rapportait que plus de 70 % des adultes français présentaient un statut insuffisant en vitamine D, d'après les dosages sanguins réalisés par l'Esen (Équipe de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle) [8].

Pourquoi une moyenne ne vous dit pas grand-chose

Une moyenne nationale écrase les écarts. Votre âge, votre exposition au soleil, votre activité physique, votre saison de vie et votre rythme de travail déplacent le curseur, parfois beaucoup. L'ANSES rappelle d'ailleurs la variabilité du besoin d'un individu à l'autre [8].

Le saviez-vous ?

Une référence nutritionnelle de population couvre les besoins de la quasi-totalité d'un groupe. Elle ne décrit pas votre besoin à vous. Un dosage sanguin, prescrit par votre médecin, reste le seul moyen de situer votre propre statut.

Ce que vous pouvez ajuster dès votre prochain panier

Voici la partie où vous reprenez la main. Ces réglages ne demandent ni budget supplémentaire ni révolution dans vos habitudes.

Viser la densité plutôt que le volume

Quelques familles d'aliments apportent beaucoup par petite quantité :

  • Les oléagineux : 100 g de noix couvrent environ 140 mg de magnésium [12].
  • Les légumineuses : fer, magnésium, fibres et protéines dans le même bol.
  • Les légumes à feuilles vert sombre : vitamine B9, calcium végétal, caroténoïdes.
  • Les petits poissons gras : sardines et maquereaux comptent parmi les rares sources alimentaires de vitamine D [12].

Maturité, proximité, saison

Trois réglages remontent la teneur moyenne de votre panier sans effort particulier : acheter en saison, réduire la distance entre la récolte et votre cuisine, choisir des variétés cultivées pour le goût plutôt que pour la tenue au transport.

Les pratiques culturales entrent aussi en jeu. Couverts végétaux, rotations, apports de matière organique : ces choix nourrissent l'activité biologique du sol, que Claude et Lydia Bourguignon relient à la qualité des récoltes [10]. Le Gis Sol suit d'ailleurs la matière organique comme un indicateur central de fertilité [1].

Un sol vivant ne se voit pas dans l'assiette. Il se remarque à long terme.

Cuisiner sans vider l'aliment

Quatre gestes suffisent à préserver une bonne part de ce que vous avez acheté :

  • Privilégiez la vapeur douce plutôt que l'eau bouillante à gros bouillons.
  • Récupérez l'eau de cuisson des légumes pour une soupe ou une sauce : les vitamines hydrosolubles y ont migré.
  • Coupez au dernier moment, la surface exposée à l'air accélère l'oxydation.
  • Associez fer végétal et vitamine C dans le même repas (lentilles et persil, pois chiches et citron).

Là où ces leviers s'arrêtent

Soyons honnêtes sur leur portée. Ces ajustements améliorent la densité de votre alimentation, ils ne réécrivent ni la composition des sols ni votre rythme de vie. Une alimentation variée et soignée laisse subsister, pour certains nutriments, un écart avec les repères d'apport.

C'est le cas de la vitamine D, dont l'apport alimentaire moyen se situe loin de la référence, quelle que soit la qualité du panier [7] [8]. C'est aussi le cas du fer, de l'iode et de la vitamine B9 pour une part de la population [8].

Si vous envisagez un complément, voici comment lire l'étiquette

Cette section ne vend rien. Elle vous donne une grille de lecture applicable à n'importe quelle marque, y compris la nôtre.

La forme change ce qui arrive dans vos cellules

Deux compléments affichant « 300 mg de magnésium » ne se valent pas. La forme chimique conditionne l'absorption et la tolérance digestive. Comparez deux clés pour une même serrure : l'une entre sans forcer, l'autre racle.

  • Bisglycinate : forme chélatée à un acide aminé, bien tolérée par le tube digestif.
  • Citrate : forme organique, bonne assimilation, effet laxatif possible à dose élevée.
  • Oxyde : forme inorganique bon marché, teneur affichée élevée, absorption faible.

Le même raisonnement vaut pour le fer (bisglycinate plutôt que sulfate), le zinc ou le sélénium.

Les procédés qui préservent l'actif

Deux méthodes d'extraction méritent d'être repérées sur une fiche produit :

  • L'extraction au CO2 supercritique travaille sous pression, à température modérée, et ne laisse aucun solvant résiduel.
  • La pression à froid évite la chaleur qui dégrade les composés fragiles des huiles végétales.
Le saviez-vous ?

Sous forte pression, le dioxyde de carbone adopte un comportement intermédiaire entre le gaz et le liquide. Il traverse la matière végétale comme un gaz et dissout les actifs comme un solvant, puis s'évapore sans laisser de trace.

Les labels et ce qu'ils garantissent

Un label ne certifie pas l'efficacité d'un actif. Il certifie la maîtrise d'un processus, ce qui reste une information utile.

  • AB (Agriculture biologique) : mode de production des matières premières, sans pesticides de synthèse.
  • Ecocert : organisme certificateur indépendant qui contrôle sur site le respect des cahiers des charges.
  • ISO 22000 : maîtrise des dangers sanitaires sur toute la chaîne, de la matière première au conditionnement.
  • GMP (Good Manufacturing Practices, bonnes pratiques de fabrication) : reproductibilité d'un lot à l'autre, traçabilité documentée.
  • AFNOR (Association française de normalisation) : référentiels de dosage et de méthodes d'analyse.

Ce que nous remarquons chez nos utilisateurs

Une utilisatrice nous racontait avoir retrouvé des fins de journée plus stables après quelques semaines, sans parler de transformation, plutôt comme un retour à un équilibre qu'elle avait connu avant. Une autre n'a rien remarqué de particulier et a préféré revoir d'abord son sommeil.

Les ressentis varient d'une personne à l'autre, et la régularité compte davantage que la dose ponctuelle.

Vos questions sur l'appauvrissement des sols et vos apports

Les légumes d'aujourd'hui contiennent-ils moins de vitamines qu'avant ?

Les données disponibles vont dans ce sens, avec des réserves. L'analyse des tables américaines sur 43 cultures entre 1950 et 1999 relève des baisses médianes de 6 à 38 % selon le nutriment [5]. Ces résultats portent sur des données américaines et sur des méthodes d'analyse qui ont évolué. En France, le suivi du Gis Sol documente l'état des sols plutôt que la composition des récoltes [1] : le lien entre les deux reste plausible sans être quantifié à l'échelle nationale.

Manger bio suffit-il à compenser l'appauvrissement des sols ?

Le mode de culture agit sur la vie du sol, sans garantir à lui seul une teneur plus élevée en minéraux dans chaque récolte.

Ce que le bio change : l'absence de pesticides de synthèse, des pratiques souvent favorables à la matière organique et à l'activité biologique [10] [1].

Ce qu'il ne change pas : la variété cultivée, la précocité de la récolte, la durée du transport, le stockage.

Un légume bio cueilli vert et transporté sur mille kilomètres n'a pas les qualités d'un légume conventionnel récolté à maturité chez un producteur voisin.

Faut-il prendre des compléments alimentaires si l'on mange équilibré ?

Aucune réponse ne vaut pour tout le monde. L'ANSES identifie quatre nutriments dont la couverture reste un enjeu de santé publique en France : le fer, la vitamine B9, l'iode et la vitamine D [8]. Pour la vitamine D, l'écart entre l'apport alimentaire moyen et la référence se constate quelle que soit la qualité de l'alimentation [7] [8]. Un dosage sanguin et l'avis de votre médecin restent la meilleure porte d'entrée avant toute décision.

Ce que vous pouvez retenir

Les sols européens se dégradent, et les institutions le mesurent avec des protocoles publics [2] [1] [4]. Les tables de composition anciennes suggèrent un recul de la densité en minéraux de certaines cultures, sans qu'une causalité directe soit établie entre les deux constats [5].

Votre assiette reste le premier levier, et il est loin d'être épuisé : densité, saison, maturité, cuisson douce.

Pour quelques nutriments identifiés par l'agence sanitaire, l'alimentation seule laisse un écart. Une supplémentation naturelle, choisie sur des critères de forme, de procédé d'extraction et de traçabilité, accompagne alors une alimentation déjà soignée. Elle ne la remplace pas.

Vous choisissez mieux quand vous savez ce que vous regardez sur une étiquette.

Références et preuves de qualité (12)
  1. [1] Gis Sol (Groupement d'intérêt scientifique sur les sols), 2011. Rapport « L'état des sols de France ». Paramètre mesuré : teneurs en matière organique et en phosphore assimilable des horizons de surface des sols agricoles français.
  2. [2] Commission européenne, 2021. Stratégie de l'Union européenne pour la protection des sols à l'horizon 2030. Paramètre mesuré : part des sols de l'Union européenne en mauvais état de santé (60 à 70 %, sous l'effet de l'érosion ou de la perte de matière organique).
  3. [3] INRAE (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement), 2021. Bilan de vingt ans d'inventaire et de surveillance des sols menés par le Gis Sol. Paramètre mesuré : proportion de sols dégradés en Europe et dans le monde (entre un et deux tiers).
  4. [4] Gis Sol, RMQS (Réseau de mesures de la qualité des sols), campagnes 2000-2004 et 2005-2009. Exploitation publiée par le SDES (Service des données et études statistiques du ministère chargé de l'environnement). Paramètre mesuré : évolution de la teneur en carbone organique des sols par canton (recul dans 4 % des cantons de France métropolitaine, progression dans 8,5 %).
  5. [5] Davis D. R., Epp M. D., Riordan H. D., 2004. « Changes in USDA Food Composition Data for 43 Garden Crops, 1950 to 1999 », Journal of the American College of Nutrition, vol. 23, n° 6, p. 669-682 (université du Texas à Austin). Paramètre mesuré : variation médiane de la composition de 43 cultures maraîchères entre 1950 et 1999 (protéines -6 %, calcium -16 %, phosphore -9 %, fer -15 %, riboflavine -38 %, vitamine C -20 %).
  6. [6] Galan P. et coll., étude SU.VI.MAX (Supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants), 1997. Apports alimentaires et statut biologique en magnésium dans la population adulte en France. Paramètre mesuré : apports en magnésium chez 5 778 adultes (77 % des femmes et 72 % des hommes sous les apports nutritionnels conseillés, 23 % des femmes et 18 % des hommes sous les deux tiers de ces apports).
  7. [7] ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), 2017. Étude INCA 3 (Étude individuelle nationale des consommations alimentaires), 5 855 participants, recueil 2014-2015. Paramètre mesuré : apports alimentaires moyens en vitamine D (3,1 microgrammes par jour chez les adultes de 18 à 79 ans).
  8. [8] ANSES, 2021. Avis et rapport relatifs aux références nutritionnelles en vitamines et minéraux pour la population française. Paramètre mesuré : statut en vitamine D des adultes (plus de 70 % en situation d'insuffisance d'après les dosages de 25-hydroxy-vitamine D de l'Esen, Équipe de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle, 2019) ; apports satisfaisants en magnésium ; identification du fer, de la vitamine B9, de l'iode et de la vitamine D comme enjeux de couverture des besoins.
  9. [9] EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments), 2017. « Dietary Reference Values for nutrients: Summary Report ». Paramètre mesuré : valeurs nutritionnelles de référence européennes pour les vitamines et minéraux.
  10. [10] Bourguignon C. et Bourguignon L., LAMS (Laboratoire d'analyses microbiologiques des sols), 2015. « Le sol, la terre et les champs. Pour retrouver une agriculture saine », Éditions Sang de la Terre. Paramètre observé : activité microbiologique des sols cultivés et lien avec la qualité nutritive des récoltes.
  11. [11] Fardet A., INRAE, 2017. « Halte aux aliments ultra-transformés ! Mangeons vrai », Éditions Thierry Souccar. Paramètre observé : degré de transformation des aliments, matrice alimentaire et densité nutritionnelle.
  12. [12] ANSES, table de composition nutritionnelle Ciqual, édition 2020. Paramètre mesuré : teneurs en vitamines et minéraux des aliments consommés en France.

Ce contenu est partagé à des fins éducatives et de bien-être uniquement. Il ne remplace en aucun cas un diagnostic ou un traitement médical. Prenez toujours l'avis de votre professionnel de santé avant de modifier vos habitudes.

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